Dans le cadre du renforcement de la gouvernance foncière au Burkina Faso, PARGFM a organisé dans la semaine du 04 au 08 mai 2026 à Ouagadougou, deux importantes rencontres techniques consacrées à l’amélioration des procédures foncières et à la gestion des plans cadastraux.
Ces cadres d’échanges ont réuni les principaux acteurs intervenant dans les domaines du foncier, de l’urbanisme, du cadastre et des services techniques afin d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain et de proposer des solutions concertées.
Une revue de la procédure d’Attestation de Possession Foncière Rurale
Le lundi 4 mai 2026, un atelier de cinq jours portant sur la revue de la procédure d’Attestation de Possession Foncière Rurale (APFR) s’est ouvert dans la salle de réunion du PARGFM.
Cette rencontre vise à améliorer les mécanismes de délivrance des APFR afin de renforcer la sécurisation foncière en milieu rural. Les participants ont examiné les différentes étapes de la procédure, identifié les insuffisances existantes et formulé des propositions d’amélioration destinées à rendre le processus plus efficace, transparent et accessible aux populations rurales.
Les travaux ont également permis de souligner l’importance d’une meilleure coordination entre les acteurs institutionnels impliqués dans la gestion foncière rurale.
Les plans cadastraux au cœur des échanges
Le mardi 5 mai 2026, une rencontre multi-acteurs voulue par l’Autorité nationale de Coordination du Foncier (ANCF) a réuni le PARGFM, le Cadastre, l’Urbanisme, la SONABEL, l’ONEA, l’OGEB, l’IGB et la Commune de Ouagadougou autour des problématiques liées aux plans cadastraux et à l’aménagement urbain.
Au cours des échanges, plusieurs difficultés techniques et institutionnelles ont été relevées. Le Cadastre a notamment relevé des insuffisances dans la conception des plans, des erreurs de géométrie, une mauvaise gestion des calques ainsi que l’existence de multiples versions d’un même document d’aménagement.
L’Urbanisme a, pour sa part, évoqué des contraintes réglementaires, des interférences entre acteurs lors des opérations topographiques et cadastrales ainsi que des difficultés liées à la numérisation des plans et à l’immatriculation des terres.
De leur côté, l’ONEA et la SONABEL ont souligné l’obsolescence des données cadastrales, les difficultés de géoréférencement et les insuffisances d’accès aux plans d’aménagement.
Une dynamique de collaboration renforcée
Face aux défis identifiés, les participants ont convenu de renforcer la collaboration interinstitutionnelle afin d’améliorer la fiabilité des données foncières et de faciliter leur partage entre les différentes structures.
Une nouvelle rencontre est prévue pour élaborer une feuille de route en vue d’un atelier technique approfondi. Cette dynamique s’inscrit dans la volonté du PARGFM d’accompagner la modernisation de la gouvernance foncière et de contribuer à une meilleure sécurisation foncière au Burkina Faso.
Pour les acteurs présents, ces concertations constituent une étape importante vers une gestion plus cohérente, plus efficace et plus durable du foncier rural et urbain.





