Dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance foncière rurale au Burkina Faso, le Projet d’Appui au Renforcement de la Gestion du Foncier et des Mines (PARGFM), en collaboration avec la Direction Générale du Foncier, de la Formation et de l’Organisation du Monde Rural (DGFOMR) et la Direction Générale du Développement Local et de la Décentralisation (DGDDL), a organisé une série d’ateliers d’échanges et de concertation avec les acteurs locaux du foncier rural afin de dresser le bilan du processus d’apurement des dossiers de demande d’Attestations de Possession Foncière Rurale (APFR).

Un processus engagé pour réduire les retards dans la délivrance des APFR

Lancé en 2023 à la suite d’un diagnostic conjoint réalisé par les structures techniques et le PARGFM, le processus d’apurement visait à répondre aux lenteurs constatées dans le traitement des demandes d’APFR. En effet, de nombreux dossiers restaient en instance pendant plusieurs mois au niveau des différents acteurs de la chaîne foncière, limitant ainsi la sécurisation effective des droits fonciers des populations rurales.

Face à cette situation, un cadre de concertation impliquant l’ensemble des acteurs concernés — services fonciers ruraux, services techniques cadastraux, collectivités territoriales et responsables locaux — a été mis en place afin d’accélérer le traitement des dossiers en souffrance.

Plus de 13 000 dossiers traités dans une vingtaine de communes

La mise en œuvre de cette approche concertée a concerné une vingtaine de communes des régions du Kadiogo, du Nando et du Guiriko. Grâce à la mobilisation des différents intervenants et à l’amélioration de la coordination entre les structures techniques, plus de 13 000 dossiers de demande d’APFR ont pu être traités, contribuant ainsi à réduire significativement le stock de dossiers en attente.

Ces résultats traduisent les efforts conjoints déployés pour rendre plus efficace le processus de délivrance des attestations de possessions foncières rurales et renforcer la sécurisation foncière au profit des exploitants ruraux.

Des ateliers pour consolider les acquis et préparer les prochaines étapes

Afin d’évaluer les résultats obtenus et d’identifier les perspectives, des rencontres d’échanges ont été organisées à Koudougou du 17 au 20 février 2026 puis à Bobo-Dioulasso du 24 au 27 février 2026.

Ces ateliers ont réuni les Présidents des délégations spéciales (PDS), les agents des Services Fonciers Ruraux (SFR), les services cadastraux, ainsi que les équipes techniques du projet.

Les travaux ont permis notamment :

-d’examiner les acquis issus du traitement accéléré des demandes d’avis cadastraux ;

-d’analyser le fonctionnement du processus après l’émission des avis techniques ;

-de partager les situations de gouvernance foncière dans les différentes communes ;

-de définir des orientations opérationnelles pour finaliser l’apurement avant le démarrage des opérations d’enregistrement systématique des droits fonciers.

Vers une accélération durable de la sécurisation foncière rurale

Au-delà du bilan technique, ces rencontres ont constitué un cadre privilégié de dialogue entre les acteurs locaux et les structures nationales en charge du foncier. Elles ont permis de capitaliser les bonnes pratiques et de renforcer la collaboration entre les différents maillons de la chaîne foncière.

Le PARGFM entend poursuivre cette dynamique afin d’assurer une délivrance plus rapide des APFR et de soutenir durablement la sécurisation des droits fonciers ruraux, levier essentiel du développement local, de la cohésion sociale et de la modernisation du secteur foncier au Burkina Faso.

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